Ma bio
A 16 ans, ce fondu de musique bercé au zouk et à la soul qu'écoutait son père a passé la moitié de sa vie entouré de son. Entouré de murs, aussi. Elevé dans le béton de la banlieue parisienne, cet enfant d'une camrounaise et d'un martiniquais confronté tôt à la réalité fait aussi ses choix très tôt et décide dès l'âge 9 ans qu'il sortira des disques. Passionné et assidu il écrit, aiguise son flow dans les salles des MJC et diffuse des maquettes qui le font remarquer par les réseaux du rap français. Sa verve et son vocabulaire, ses rimes directes et son attitude détonnent dans le paysage, fuient les cannons des aînés et les égotrips qui occupent tout l'espace. K-KRYS préfère rapper son quotidien d'une manière personnelle, armé d'une dextérité dont peu peuvent se vanter : la force du mot et la clarté du flow font ici la différence. Charmeur et efficace, il s'invite dans les clips de Ol' Kainry et étend ses connexions jusqu'au Secteur Ä (Pit Baccardi). Et s'il a posé ses rimes dans divers groupes durant sa jeunesse, c'est en solo qu'il poussera la porte de Djimi Finger, metteur en son attitré du Secteur Ä (Arsenik, Doc Gyneco...) et qui enregistre son premier maxi. Le clip, parachuté en rotation sur les télés révèle une personnalité affirmée, un hip-hop typé et un flow à tomber.
Mais c'est lorsqu'il rencontre Sulee B. Wax, un producteur qui a tourné les plus belles pages du rap français que tout explose. Enthousiasmé par l'attitude et l'aisance de K-KRYS, le compositeur referme la porte du studio et le séquestre... : "Le courant est passé à la première rencontre", explique K-KRYS. "Les beats de Sulee sonnent très américains, et c'est avec ce son que j'ai grandi". Nourri aux rimes d'Eminem ou Method Man et aux productions de Dr Dre, il retrouve chez Sulee la sécheresse des beats à l'américaine, des rythmiques cinglantes et des mélodies parfaitement efficaces. La plume du jeune rappeur se délie, se charge d'émotions, de colère, d'humour, de rage ou de tristesse, saisissant la réalité avec des yeux avisés. Les yeux d'un homme qu'on croyait un enfant. Sur "Chair de ma chair", poème autobiographique traversé de zones d'ombres, il rappe son amour pour la musique, maintes fois remis en cause par la vie mais dont le pari semble tenu. Conscient du chemin parcouru mais aussi du travail qui reste à accomplir, K-KRYS sait qu'il a encore à apprendre et ne refuse jamais les conseils avisés de ses aînés. Parrainé par Ol'Kainry, une des plumes les plus efficaces du rap français qui le seconde dans l'écriture, il écrit sa vie en rimes espiègles ou coléreuses, mais habiles, personnelles et touchantes, qu'il raconte une soirée entre potes ambiance dirty south ou se retrouve dans l'intimité face à lui-même. Aussi adroit sur des teintes mélancolies que sur un crunk à la française à flinguer les dancefloors ("On est trop jeune" , il parfume le rap français d'une originalité qu'on croyait perdue, d'un sourire et d'une fraîcheur oubliés.
On ne lui enlèvera plus ce micro dont il a tant rêvé, ni le son high tech des grands studios et la liberté d'y poser ce qu'il veut. Stylé, frais et mordant, son rap affirme sur la scène française une présence nouvelle avec laquelle il faudra désormais compter. Celle d'un jeune loup dont la spontanéité est le meilleur allié.
De nombreux producteurs ont déjà travaillé avec lui comme Adams Faye et Quentin Bachelet (Jalan), Chris (Prolific, Lunatic, Kery James, Arsenik), Triste's (Diam's, Larsen), Maléko (Leslie,Busta Flex) Djimi Finger (Arsenik, Pit Baccardi, Assïa) et Sulee B Wax.
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